Overblog
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
Adirodu-Roger Cyber-Notes 🇨🇩🇨🇩🇨🇩

📡Informations et Actualités socio-culturel Contact 🇨🇩+243-991771002 🇨🇩+243-815535763 N⁰ WhatsApp 🇨🇩+243-999378939 Adresse E-mail ; adirodurogerandrozo@gmail.com

Mini-Somet qui se déroule à Goma ; Pour L'ASADHO, la déclaration de ce mini-sommet est une hypocrisie des Etats voisins

Les quatres chefs d'états africains

Les quatres chefs d'états africains

Mini-Somet : l’Asadho crie à l’hypocrisie des États voisins.

Le Président Félix Tshisekedi doit comprendre que la RDC n’a pas de bonnes relations avec ses voisins.

Cette interpellation est du Président de l’association Africaine des droits humains (Asadho). Il l’a formulé ce mercredi 7 octobre à l’issu d’une interview accordée à larepublique.net

Il estime que tant que le Rwanda et l’Ouganda continueront à tirer profit des richesses naturelles de la RDC, il n’y aura pas de sécurité à l’est du pay.

Signalons que le Chefs d’Etat de la RDC, du Rwanda, de l’Ouganda et de l’Angola, ont condamné l’activisme des forces négatives dans la sous-région des Grands-Lacs, au cours de ce mini-sommet quadripartite présidé en visioconférence, par le Président congolais Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo à partir de Goma, indique le communiqué final lu par la ministre congolaise des Affaires étrangères, Mme Ntumba.

Selon ce communiqué qui a sanctionné ces travaux, les Chefs d’Etat ont également réaffirmé leur volonté de conjuguer leurs efforts afin d’éradiquer les forces négatives et les groupes armés opérant dans la sous-région des grands lacs africains.

Dans son allocution de clôture, le Président de la RDC Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo a exprimé sa gratitude à ses homologues Joao Lourenco d’Angola, Yoweri Museveni de l’Ouganda et Paul Kagame du Rwanda pour leur disponibilité et la qualité des échange.

Sur le papier, l’ambition est grande. Les quatre dirigeants disent vouloir éradiquer les forces négatives et les groupes armés opérant dans la région des Grands Lacs et particulièrement en RDC.

« Renforcer les mécanismes sous-régionaux existants »

Si aucune décision majeure n’a été communiquée à l’issue de ces discussions qui auront duré près de trois heures, Félix Tshisekedi, João Lourenço, Paul Kagame et Yoweri Museveni ont cependant exprimé leur volonté « de renforcer les mécanismes sous-régionaux existants afin de couper les forces négatives des sources de financement ».

Certains groupes armés actifs en RDC comme les ADF, les FDLR, les Red Tabara et d’autres mouvements ont des origines et/ou des attaches soit au Rwanda, en Ouganda et au Burundi. Ces trois pays sont également accusés par l’opposition congolaise et la société civile de servir de points de sortie des minerais exploités illégalement en RDC.

« Lutter conjointement »

À ce sujet, les quatre chefs d’État ont affirmé « leur volonté de lutter conjointement contre les réseaux mafieux régionaux et internationaux qui contribuent à l’exploitation et aux commerces illicites des ressources naturelles dans la sous-région des Grands Lacs ».

Les experts et les ministres des Affaires étrangères ont été responsabilisés afin de proposer les modalités pratiques des résolutions adoptées au cours de ce mini-sommet.

Après plusieurs reports, le mini-sommet entre les chefs d’État de la RDC, du Rwanda, de l’Ouganda et l’Angola s’est tenu par visioconférence mercredi 7 octobre.

Initiateur de cette rencontre virtuelle, Félix Tshisekedi a participé depuis la ville de Goma, frontalière avec le Rwanda. Plusieurs sujets étaient au menu, mais les questions sécuritaires ont pris une grande part dans les échanges.

En diplomatie, la patience et la maîtrise des nerfs sont des qualités obligées. Que les protagonistes du mini-sommet de Goma se soient trouvés des excuses n’a rien d’inédit. 

En 1997, Laurent-Désiré Kabila avait posé un lapin au grand Mandela, dans les eaux de l’Atlantique, où le président sud-africain avait fixé une rencontre entre le chef de l’AFDL et le président Mobutu. Personne n’a tiré sur Mandela pour cela. Il a fait montre de patience, et la rencontre a fini par avoir lieu.

Partout au monde et dans l’histoire politique, les médiateurs connaissent d’avance le côté ingrat de leur mission. À quoi s’en tenir.

Et donc, objectivement il n’y a aucune raison à ce Fatshi bashing, sinon l’orientation mentale négative des Congolais qui ne voient jamais rien de position.

OK, on aura encore des maladresses dans la gestion des affaires diplomatiques des collaborateurs du Chef de l’État, notamment le bâclage du travail diplomatique à faire en amont avant de faire des annonces et le non-respect de la sacrosainte règle : tâche et défis toujours équivalent à la compétence et au talent. Seulement, dans le cas présent, elles n’auront pas porté à conséquence.

Laissons-les apprendre de leurs erreurs.

Mais cela ne doit pas occulter l’essentiel, qui est le devoir de responsabilité de la RD Congo, géant de l’Afrique centrale, et son président, pour une paix régionale.f.s.n.a.s...80n

Donc le film s’est déroulé vite, entre l’annonce du mini-sommet de Goma, à l’initiative de la RDC et de l’Angola, et ses deux reports pour des raisons qui n’ont convaincu personne. Fiasco, comme le concluent très vite certains commentateurs ?

Il ne faut pas perdre de vue, dans l’analyse géopolitique, que les actes et les non-actes n’ont pas la même dimension selon qu’ils sont regardés à travers d’étroites œillères nationalistes ou dans une perspective globale.

Quand on est vice-président de l’Union Africaine, on se doit de réfléchir du dessus de la mêlée. C’est la même posture que face aux problèmes de son parti, l’UDPS ; le Président de la République doit prendre de la distance et de la hauteur.

La région des Grands Lacs est en ébullition souterraine, avec les velléités belliqueuses permanentes de Paul Kagame, en tension avec tous ses voisins, ou presque.

Ne serait-ce pas un chaos que recherche l’homme fort de Kigali, dont le règne est assis sur le feu et le sang, depuis le génocide de 1994 qui l’a amené au pouvoir, en passant par la guerre en RDC sous mille prétextes, aux fins d’exploitation de l’Est grâce au chaos généralisé ?

Personne n’a plus intérêt que le Congo à maîtriser ce départ de feu. Souvenons-nous en effet que c’est sur une diversion programmée, le génocide tutsi-hutu de 1994, que sont partis les malheurs du Congo.

Aujourd’hui, une conflagration dans cette petite région d’ennemis apparents peut cacher d’autres agendas dont la facture serait finalement payée par le Congo. Quand la région des Grands Lacs s’enflamme, c’est toujours la RDC et ses populations qui ont payé les pots cassés.

Partager cet article
Repost0
Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Commenter cet article