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Sous présidence de Félix Tsisekedi en RDC, le chômage explose.

 Sous présidence de Félix Tsisekedi en RDC, le chômage explose.
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RDC Changeons l’UDPS et non la Constitution

 

À force de chercher à modifier la Constitution, le pouvoir tente surtout de détourner le regard du véritable problème : son incapacité à gouverner efficacement.

 

La vérité dérange, mais elle s’impose.

 

Sur le plan politique, le pays donne l’image d’un navire sans cap.

 

Instabilité institutionnelle chronique, conflits à répétition entre gouverneurs et assemblées provinciales, crises locales qui deviennent nationales… L’autorité de l’État se dilue.

 

La crise politique est devenue permanente, presque banalisée.

 

Pire encore, comment parler de réforme constitutionnelle quand les textes actuels sont eux-mêmes piétinés ?

 

Le remplacement controversé de juges à la Cour constitutionnelle a laissé une tache indélébile sur la crédibilité des institutions.

 

Le basculement de la majorité parlementaire — du FCC vers l’USN — n’a pas été perçu comme une alternance démocratique, mais comme une recomposition forcée du pouvoir.

 

Et que dire des élections de 2023, étalées sur plusieurs jours, en dehors du cadre légal ?

Une démocratie qui s’accommode de telles entorses fragilise sa propre légitimité.

 

Sur le plan socio-économique, le constat est encore plus brutal.

 

Sous présidence de Félix Tsisekedi en RDC, le chômage explose. La pauvreté s’enracine.

 

Un Congolais survit avec moins d’un dollar par jour pendant que les discours officiels parlent d’émergence.

 

Les infrastructures de base sont dans un état critique :

routes impraticables, électricité rare, eau potable inaccessible pour beaucoup.

 

Les écoles et hôpitaux manquent de tout. Les routes de desserte agricole sont quasi inexistantes.

 

Les transports publics sont chaotiques, les embouteillages interminables étouffent Kinshasa.

 

Le pays semble à l’arrêt.

 

Et pendant ce temps, ceux qui tiennent l’État debout — fonctionnaires, médecins, magistrats, enseignants, professeurs — attendent leurs salaires.

 

Un État qui ne paie pas ses serviteurs perd son autorité morale.

 

Sur le plan sécuritaire, l’échec est alarmant.

 

À Kinshasa, l’insécurité s’installe, le banditisme se banalise.

 

Dans les provinces, les violences se multiplient : Mobondo dans le Grand Bandundu et jusque dans les périphéries de la capitale, massacres en Ituri attribués aux ADF, territoires sous pression à l’Est avec le M23.

 

Et face à ces défis majeurs, l’impression dominante reste celle d’un pouvoir dépassé, incapable de restaurer l’autorité de l’État, incapable même de reprendre le contrôle total du territoire.

 

Alors une question s’impose, brutale mais légitime :

est-ce vraiment la Constitution le problème… ou ceux qui n’arrivent pas à la faire respecter ?

 

Changer les règles du jeu ne rendra pas les joueurs meilleurs.

 

Ce pays n’a pas besoin d’une nouvelle Constitution taillée sur mesure pour masquer les échecs.

 

Il a besoin d’une gouvernance responsable, compétente et respectueuse des lois existantes.

 

Changeons l’UDPS.

 

Et la République respirera.

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